Le Grimoire d'Ulfer

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Poésie

Bienvenue dans la catégorie du Grimoire d'Ulfer consacrée à la

Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, – de poésie, jamais.

Baudelaire, Pensées

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vendredi 29 août 2008

Hommage à Claude Esteban

J'ai à vous parler d'une voix qui m'a profondément touchée, parce que chantant, sur un ton auquel ne peut résister aucune fausseté, la douleur, la vraie douleur : celle qui fait paraître, plus qu'insignifiantes, honteuses, nos petites peines de rien que nous nommons avec aplomb « souffrances ».

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jeudi 28 août 2008

Quand le poète se fait critique...

Charles Baudelaire

Il a été souvent remarqué tout à fait justement que, depuis Baudelaire, nombre de poètes ont également été critiques, et se sont penchés, en tant que créateurs et que lecteurs à la fois, sur les écrits de leurs « compagnons de chant ». Yves Bonnefoy, à l'instar de Philippe Jaccottet et de Claude Esteban (mais les exemples abondent), a suivi ce qui semble aujourd'hui s'être ancré comme une forme de « tradition ». On parle finalement assez peu de cette critique « humble », dirais-je, qu'ont alimentés, chacun à leur manière, les apports divers des auteurs précités, et de tant d'autres.

On parle peu de la critique contemporaine : comme si après la foison du structuralisme, s'était éteinte une flamme, alors que de moins de nouveauté peut-être dans son rapport à l'écrit (et encore!), mais d'autant de vérité, a continué sur un chemin moins éclairé par l'attention (mais qui la mériterait), une production tout à fait importante. On parle encore moins d'un pan pourtant essentiel de la critique, à savoir celui qu'alimentent les textes des écrivains eux-mêmes lorsqu'ils rédigent sur les oeuvres de leurs pairs ; peut-être parce qu'il s'agit d'une critique plus humble, dans la mesure où elle s'en retourne, dénoncant implicitement certains excès possibles, à l'origine de la position critique : un Homme lisant ce qu'a écrit un autre Homme et décidant d'aller au-delà de la simple lecture, de communiquer ce qui l'a marqué dans une oeuvre, ce qui fait d'elle une oeuvre à lire ou, au moins, à connaître (et il faut saluer chez le critique celui qui par son travail nous permet de moins nous lamenter de ne pouvoir tout lire).

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lundi 25 août 2008

Max-Pol Fouchet

« De quoi saignes-tu, dis-le, ma nuit profonde ? »1

Max-Pol Fouchet. A l'origine, une tragédie. Jeanne, sa femme, décède lors du naufrage du Lamoricière, en 1942. Max-Pol Fouchet l'avait pressenti, au moment du départ : ce funeste signal, le nom du navire qui soudain s'entènèbre, les lettres qui se reforment, et le poète qui lit : « La mort ici erre »... 

Puis, un courage, une force, de ce « marié à la poésie », qui n'a eu de cesse de donner...

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dimanche 24 août 2008

Pour atteindre l’étrange : la poésie de Lise Mathieu

Télécharger l'article en .pdfLe bonheur ne dort que d'un oeil... Je vous propose de découvrir le domaine poétique contemporain en effectuant une étude du premier recueil de Lise Mathieu, Le bonheur ne dort que d’un œil. Si j’ai choisi ce poète en particulier, au-delà de l’affinité qui me lie à son œuvre, et du bon souvenir que j’ai gardé de son auteur, c’est parce que la poésie de Lise Mathieu me paraît être intéressante en elle-même, exemplaire en ce qui concerne la conception du travail du poète qui y transparait, et aussi parce qu’elle représente et synthétise l’une des tendances poétiques majeures de notre époque tout en y apportant sa propre contribution.

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mercredi 20 août 2008

Yves Bonnefoy

Doit-on encore présenter Yves Bonnefoy? Eh bien oui ; car malheureusement, comme beaucoup de nos grands poètes contemporains, il est peu connu, et, parfois, mal connu. Les planches courbes, recueil paru en 2001, a été pendant deux ans inscrit au programme des élèves de Terminale littéraire.

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Lise Mathieu

 Lise Mathieu est née le 10 mars 1943. Elle a été enseignante, principale de collège dans des quartiers difficiles, proviseur de lycée à Madagascar. Ses deux grandes passions sont l'enseignement et la poésie. Elle est aujourd’hui installée dans le Perche, campagne qu'elle affectionne et dont la beauté et le mystère sont à la source de son inspiration. Lise Mathieu s'emploie dans son « île déserte » à célébrer à travers ses poèmes ces « compagnons » indispensables que sont pour elle les arbres, les fleurs, les bouleaux, les blés, la lune et le soleil... autant d'aides et de soutiens qu'elle souhaite « donner à lire », parce qu'ils permettent de dépasser les épreuves qui marquent nos vies, et, peut-être, d'« atteindre l'étrange »...

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